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Rhodia : lancement d'un projet de recyclage des terres rares sur le site de Saint-Fons en septembre 2012

le 18 octobre 2012

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Rhodia, membre du groupe Solvay, a débuté son activité de recyclage des terres rares en France. Ce procédé permet de récupérer les terres rares contenues dans les lampes à économie d'énergie, les batteries ou les aimants afin de préserver la ressource et diversifier les sources d'approvisionnement.

Sur le site historique de l'usine Rhodia, à Saint-Fons, une ancienne bâtisse d'agrochimie s'est reconvertie en unité de recyclage des terres rares issues des lampes à économie d'énergie : une première en Europe ! Cette unité a été inaugurée jeudi 27 septembre 2012.

Les terres rares, indispensables aux nouvelles technologies

La demande mondiale en terres rares augmente de plus de 6 % par an. Elles sont incontournables pour le développement des énergies renouvelables (batteries rechargeables), et constituent des "ingrédients" indispensables aux nouvelles technologies (écrans de téléviseurs et d'ordinateurs).

Ces terres dites "rares" (lanthane, cérium, terbium, yttrium) sont paradoxalement assez répandues mais leur extraction impacte fortement l'environnement et le marché offre peu de producteurs.

Les terres rares au service des cleantech

Rhodia, acteur du pôle de compétitivité chimie-environnement Axelera depuis sa création en 2005, a choisi le site de Saint-Fons pour réceptionner les poudres luminophores issues des lampes à économie d'énergie usagées.

Le concentré en terres rares de ces poudres est extrait puis recyclé en préservant 100 % des propriétés d'usage initiales. Les terres rares sont ensuite transférées à La Rochelle, second site français désigné pour ce type de recyclage, où elles sont successivement séparées et traitées pour être réutilisées dans la fabrication de nouvelles lampes.

Dans le cadre de la Vallée de la chimie, ce projet du groupe Rhodia dénommé "Coleopterre" est un exemple de mutation des activités industrielles historiques vers les cleantech. Il représente un investissement de plus de 15 000 000 € pour recycler les terres rares issues d'un nouveau gisement : la "mine urbaine".

En savoir plus

Une ampoule basse consommation contient à 88 % de verre, 5 % de métaux, 4 % de plastiques, 3 % de poudre contenant lesdites "terres rares" et 0,005 % de mercure.