Aller au contenu Aller au menu principal Aller à la recherche

Projet Anneau des Sciences : point d'avancement au 20 janvier 2012

le 2 février 2012

Le projet "Anneau des Sciences" (ex-TOP) fait l'objet d'un dossier de saisine auprès de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP). Cette saisine est l'occasion de faire un point d'avancement sur ce dossier majeur...

Les enjeux et éléments de diagnostic du projet "Anneau des Sciences"

Enjeux pour le projet 2030 de l'agglomération :

  • un enjeu de préservation des zones urbaines denses et du coeur d'agglomération ;
  • un enjeu de suppression des autoroutes urbaines et de reconquête de l'axe A6/A7 en traversée d'agglomération ;
  • un enjeu de liaison entre les différents sites d'intérêt métropolitain.

Enjeux socio-économiques pour l'Ouest lyonnais :

  • un enjeu de structuration des bassins de vie de l'Ouest à inscrire dans la dynamique multipolaire de l'agglomération ;
  • un enjeu d'accessibilité et de valorisation des pôles majeurs de développement et des sites de projets de l'Ouest existants et à venir ;
  • un enjeu de préservation des espaces sensibles et des centres urbains, et d'amélioration de l'environnement et du cadre de vie.

Enjeux pour la mobilité :

  • un enjeu d'organisation des déplacements, vers une hiérarchie du réseau de transports ;
  • un enjeu d'allègement du trafic automobile dans les centres-villes ;
  • un enjeu d'amélioration des déplacements tous modes, cohérente avec la stratégie multimodale des déplacements.

Pourquoi saisir la CNDP ?

  1. La loi relative à la démocratie de proximité prévoit la participation du public à l'élaboration des projets d'aménagement ou d'équipement ayant une incidence importante sur l'environnement ou l'aménagement du territoire.
  2. Les articles L121-8 et suivants du code de l'environnement implique la saisine de la Commission Nationale du Débat Public (infrastructure à 2x2 voies d'un coût supérieur à 300 M€) .

L'avis de la CNDP sera rendu en mars 2012.

Les objectifs du projet

Une stratégie multimodale

Dans l'objectif de soulager les territoires de la pression automobile, le projet doit être un facilitateur du report modal et favoriser l'intermodalité par :

  • une amélioration des performances des lignes des transports en commun,
  • un développement de l'offre des transports en commun,
  • des parcs relais aux échangeurs,
  • des transports en commun sur l'infrastructure.

Un projet global qui s'articule autour de plusieurs scénarios d'aménagement

Le scénario "périphérique"

  • Une infrastructure, de Valvert à Saint-Fons :
    • 15 km dont environ 9.8 km en tunnels ou tranchée couverte,
    • 2x2 voies,
    • création de 5 échangeurs,
    • réaménagement des échangeurs de Valvert et Saint-Fons,
    • franchissement du Rhône en aérien ou sous-fluvial.
  • Mesures pour les transports en commun et opportunités :
    • mesures transports en commun : TC sur A6 et A7,TC dans le TOP, LEOL, A2, amélioration des performances des lignes, etc. ;
    • opportunités : requalification de voirie, etc.

Le scénario "rocade"

  • Une infrastructure de Valvert au Boulevard Urbain Sud :
    • 15,4 km dont environ 11 km en tunnels ou tranchée couverte,
    • 2x2 voies,
    • création de 5 échangeurs,
    • réaménagement des échangeurs de Valvert et Feyzin.
  • Mesures pour les transports en commun et opportunités :
    • mesures transports en commun : TC sur A6 et A7,TC dans le TOP, LEOL, A2, amélioration des performances des lignes, etc. ; 
    • opportunités : requalification de voirie, etc. 

Le dernier scénario

Sans infrastructure routière majeure, en renforçant uniquement le développement des transports en commun, peut-on atteindre les mêmes objectifs ?

  • Difficulté à requalifier l'axe A6/A7 en diminuant le trafic de 50 % par un report des 78 000 usagers de l'axe compte tenu notamment des origines et destinations éparses.
  • Difficulté à soulager le territoire Ouest de la pression automobile
    • pour les échanges de périphérie à périphérie
      • les origines de destinations sont très dispersées,
      • des pôles desservis sont peu denses, ils sont donc peu propices à un transport de masse,
      • la voiture reste et restera encore nécessaire (temps de parcours, souplesse…) ; 
    • les premières réflexions tendent à montrer que le report de trafic attendu vers les TC serait insuffisant (congestion de véhicule personnel résiduelle très forte en particulier sur les voiries de l'Ouest).

La réflexion reste à affiner pour le débat...

En savoir plus

L'historique du dossier

  • 1989 : principe d'un bouclage global du périphérique retenu par le Grand Lyon et le Conseil Général du Rhône.
  • 1990 : contrat de concession du tronçon nord (BPNL).
  • 1997 : approbation par le Conseil Général du tracé de référence du tronçon ouest (TOP), mise en service partielle du tronçon nord (BPNL).
  • 1998 : rachat de la concession du tronçon nord par le Grand Lyon et le Conseil Général.
  • 2010 : transfert de la maîtrise d'ouvrage du TOP au Grand Lyon
    • 26 août 2010 signature d'un protocole d'accord entre le Grand Lyon et le Conseil Général.
  • Fin janvier 2012 : saisine de la Commission Nationale du Débat Public.